Jacques Elfassi - Les manuscrits des Synonyma d’Isidore de Séville conservés à Gdańsk | Wydział Filologiczny

Jacques Elfassi - Les manuscrits des Synonyma d’Isidore de Séville conservés à Gdańsk

 

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Lorsque Tatiana Krynicka m’a demandé un petit article sur Isidore de Séville pour l’atelier de littérature chrétienne qu’elle co-anime, j’ai immédiatement pensé aux manuscrits des Synonyma d’Isidore conservés à Gdańsk : ainsi, je pouvais à la fois rendre hommage à la ville de la commanditaire de cet article et montrer qu’Isidore y est présent depuis longtemps. Toutefois, mon enthousiasme initial fut vite refroidi : je n’ai pu voir qu’un seul de ces manuscrits, grâce à microfilm de l’RHT (Institut de recherche et d’histoire des textes) à Paris. Étant donné la date tardive des autres témoins, j’avoue que je n’ai pas jugé utile d’en commander des reproductions. Mais finalement, je n’ai pas renoncé à mon projet initial : comme nous le verrons, les catalogues fournissent assez d’éléments dignes d’intérêt.


1. Synonyma proprement dits

Les manuscrits des Synonyma conservés à Gdańsk sont au nombre de trois :

(1) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, 1944, f. 186

Ce manuscrit est décrit dans le tome 3 du catalogue d’O. Günther[1]. Le catalogueur le date du début du XVe siècle, mais il ne donne pas d’indication de provenance. Seul le folio de début est indiqué, mais comme le texte suivant commence au f. 198, on peut supposer que les Synonyma finissent au f. 197v ou au f. 198. Le catalogue fournit deux autres informations : le titre de l’œuvre (« Sinonima sancti Isidori ») et l’incipit (« In sequenti libro qui nuncupatur sinonima »). Les Synonyma ont été transmis principalement sous deux titres : soit « Synonyma » (souvent orthographié « Sinonima » avec deux i, comme dans ce manuscrit), soit « Liber soliloquiorum » ; la tradition manuscrite ancienne suggère que « Synonyma » remonte à la recension Λ, mais dès le VIIIe siècle on le trouve aussi dans des témoins de la version Φ[2], et au XVe siècle les phénomènes de contamination entre les deux recensions ont été trop nombreux pour que ce titre soit significatif. L’incipit « In sequenti libro qui nuncupatur sinonima » est celui du premier prologue (« In subsequenti hoc libro » dans la majorité des témoins). D’après cette seule description, et sans avoir vu le manuscrit, on ne peut pas savoir si le manuscrit comportait aussi le second prologue (« Venit nuper ad manus meas… »)[3].

(2) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, 1959, f. 142-148v

D’après le catalogue[4], ce manuscrit date du début du XVe siècle, mais récemment P. Sicard a proposé de le situer plutôt à la fin du XVe siècle[5]. Un ex-libris permet de savoir qu’il provient de l’église Saint-Pierre de Gdańsk, et le catalogueur ajoute qu’il a appartenu à Heinrich Schwarzwald († 1705)[6]. J’ai pu voir personnellement ce manuscrit, grâce à une reproduction sous forme de microfilm conservée à l’IRHT à Paris. Le titre est « Prefacio soliloquiorum Ysidori episcopi ». Après le second prologue (« Venit nuper… »), l’œuvre commence en I, 39 (« Heu me infelicem heu me miserum nesciebam… »). Le texte comporte ensuite de multiples omissions : I, 43-56 et 61-74 ; II, 56-57 (jusqu’à « difficilis »), 59-61, 63-64 (« ancipitem… perficies »), 68-70 (« in doctrina ipsa… aperiuntur »), 76-83 (jusqu’à « uis habitare »), et 96-98 (jusqu’à « ampliat »). Je n’ai pas collationné le texte dans le détail, mais deux variantes significatives (en I, 78 et en II, 67/73[7]) le rattachent à la recension Φ.

(3) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, Mar. F 135, f. 20v-33

D’après le catalogue[8], le manuscrit date de la première moitié du XVe s. Il provient de l’église Sainte-Marie de Gdańsk. L’incipit (« Venit nuper ad manus meas… ») est celui du second prologue. L’explicit indiqué par le catalogue (« inmunde autem anime nichil audeas dicere de Deo ») correspond à Rufin, Enchiridion Sexti, § 407[9]. Je suppose que dans le manuscrit les Synonyma sont suivis sans interruption d’un extrait des sentences de Sextus, et que le catalogueur n’a pas repéré l’endroit où se termine l’œuvre d’Isidore.

2. Collectum

Un des aspects remarquables de la diffusion médiévale des Synonyma vient de l’existence de certains centons de l’œuvre qui ont connu un succès considérable : le Collectum, le De norma uiuendi et les Monita[10].

Caractérisé par son incipit (« Dilecte fili, dilige lacrymas, noli differre eas… »), le Collectum est conservé dans deux recensions : une recension longue (Collectum de Pseudo-Isidore de Séville) et une recension brève (Epistula IV de Pseudo-Ambroise)[11].

(4) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, 1957, f. 179v et 199

Ce manuscrit du XVe siècle, provenant de la bibliothèque de H. Schwarzwald († 1705)[12], présente la particularité de comporter les deux recensions du centon isidorien : comme l’un est sous le nom d’Isidore et l’autre sous le nom d’Ambroise, il était assez facile de réunir les deux textes dans le même manuscrit sans se rendre compte qu’ils étaient étroitement apparentés.

- F. 179v : « Incipit liber Ambrosii de moribus ecclesiae ». Recension brève. J’ai repéré le titre « De moribus ecclesiae » dans treize manuscrits, qui datent du XIVe et du XVe siècles et qui proviennent de l’Europe germanique et centrale (actuelles Allemagne, Autriche, Tchéquie et Pologne, auxquels il faut ajouter la Suède)[13].

- F. 199 : « Incipit tractatus bonus et utilis beati Ysideri de instruccione bone uite ». Recension longue. « De instructione bonae uitae » est une des variantes que peut prendre le titre de la recension longue du Collectum ; outre le manuscrit de Gdańsk, je l’ai repérée dans au moins deux manuscrits, tous deux du XVe siècle : Kraków Bibl. Jag. 1587, de provenance inconnue (mais le fait qu’il soit conservé aujourd’hui en Pologne suggère peut-être qu’il en vient aussi) et Praha Arch. Prazského Hradu A XLIII (68), qui provient du chapitre de Prague[14].

(5) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, 1980, f. 163v-166v

Ce manuscrit fut copié en 1479[15]. Les textes qu’il transmet furent rassemblés par un moine cistercien[16], et plusieurs sont en bas-allemand. Le titre du Collectum : « Incipit tractatus beati Ysidori ad instauracionem bone uite » se trouve dans au moins sept autres manuscrits, tous du XVe siècle et tous d’origine allemande[17]. L’explicit : « … pro babtismate [sic] reputantur » vient d’Isidore, De ecclesiasticis officiis II, 17, 6.

En effet, dans au moins quatorze manuscrits[18], datant tous du XVe siècle et provenant de l’Europe germanique et centrale (actuelles Allemagne, Suisse et Tchéquie)[19], le Collectum est suivi sans transition d’un texte de trente et une sentences, qui est considéré comme faisant partie du centon pseudo-isidorien (par exemple, dans Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1980, le titre final « Explicit tractatus beati Ysidori ad instauracionem bone uite » est copié après « reputantur », et il en est ainsi dans les autres manuscrits).

Afin de faire connaître le contenu de ce florilège et d’en permettre une identification facile, j’en donne ici la première phrase, la dernière phrase, et l’ensemble des sources[20] : inc. « Deus praemia futurae uitae diligenter excogitat » (Isidore, Sent. III, 58, 5), expl. « Lacrimae paenitentium apud Deum pro baptismo reputantur » (Isidore, De eccl. off. II, 17, 6). Sources[21] : [1] Sent. III, 58, 5 ; [2] Sent. III, 2, 5 ; [3] Syn. I, 28 ; [4] Sent. III, 2, 8 ; [5] Sent. III, 2, 5 ; [6] Sent. III, 46, 20 ; [7] Sent. III, 46, 23 ; [8] Syn. II, 43 ; [9] Sent. III, 15, 2 ; [10] Sent. II, 44, 3 ; [11] Sent. II, 42, 10 ; [12] Sent. II, 42, 11 ; [13] Sent. II, 44, 11 ; [14] Sent. II, 44, 10 ; [15] Sent. II, 44, 1 ; [16] Sent. III, 7, 4 ; [17] Sent. III, 7, 5 ; [18] Sent. III, 7, 6 ; [19] Sent. III, 7, 8 ; [20] Sent. III, 7, 5 ; [21] Sent. III, 7, 13 ; [22] Sent. III, 7, 21 ; [23] Sent. III, 7, 25 ; [24] Sent. III, 7, 26 ; [25] Sent. III, 8, 2 ; [26] Sent. III, 8, 1 ; [27] Etym. VI, 19, 64 ; [28] Tob. 12, 8 ; [29] Sent. III, 17, 4 ; [30] Sent. II, 14, 6 ; [31] De eccl. off. II, 17, 6. Il s’agit donc d’un florilège exclusivement isidorien (en dehors d’une citation biblique : 28[22]), à tonalité morale et ascétique ; il rappelle le Liber scintillarum de Defensor, avec lequel il ne comporte pas moins de vingt-cinq sentences communes (seules les phrases 9, 12, 14, 17, 18 et 24 ne se retrouvent pas dans les deux textes).

(6) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, Mar. F 278, f. 209v-210 (†)

Ce manuscrit est perdu depuis la seconde guerre mondiale[23]. D’après le catalogue d’O. Günther[24], il date de la 1e moitié XVe siècle. Il appartenait à l’église Sainte-Marie de Gdańsk. L’incipit (« Dilecte fili dilige lacrimas ») est celui du Collectum, et le titre final (« Explicit liber Ambro<sii> de moribus ecclesie ») est celui de la recension brève : nous l’avons déjà vu plus haut dans le ms. Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1957. L’explicit « et non in terra merces promittitur » (= Ps.-Ambroise, Epist. IV, 11 = Isidore, Syn. II, 99) se trouve dans au moins deux autres témoins de la recension brève du Collectum, datant du XIVe siècle : München UB 4° Cod. ms. 1130, IV (originaire du sud de l’Allemagne), et Trier Stadtbibl. 145/1194 (qui provient de Saint-Martin de Trèves et qui, outre l’explicit, a comme autre point commun avec le manuscrit de Gdańsk le titre de l’opuscule : « Ambrosius de moribus ecclesiae libellus »)[25].

3. De norma uiuendi

Ce centon des Synonyma est caractérisé par son titre (« De norma uiuendi »), qui connaît beaucoup moins de variantes que le Collectum, et son incipit : « Age, fili, age ut oportet »[26]. Tous les manuscrits conservés proviennent de l’Europe germanique et centrale, des actuelles Allemagne, Autriche, Tchéquie, Slovaquie et Pologne. Je n’ai collationné en détail aucun témoin du De norma uiuendi, mais d’après les indications des catalogues, on peut en repérer principalement deux explicits[27] :

- « uide deinceps ne bonum quod accepisti despicias » (= Syn. II, 100), le plus fréquent ;

- « imple opere quod didicisti perceptione » (= Syn. II, 100).

Ces explicits apparaissent dans les deux manuscrits de Gdańsk :

(7) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, 1959, f. 71v-73

Ce manuscrit est décrit plus haut au paragraphe (2), car il transmet les Synonyma proprement dits aux f. 142-148v. J’ai déjà dit que j’ai pu le voir personnellement grâce à un microfilm de l’IRHT. Je peux donc donner les précisions suivantes : Le titre est « Ysidorus de norma uiuendi », l’incipit « Age fili ut oportet », et l’explicit « Imple opere quod didicisti perceptione. Tu autem Domine misere nobis. Deo gratias ».

(8) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, Mar. F 155, f. 150-152

D’après le catalogue[28], ce manuscrit, qui provient de l’église Sainte-Marie de Gdańsk, date de la première moitié du XVe siècle. L’incipit est celui qui est attendu : « Age fili ut oprtet ». L’explicit est le plus courant : « uide deinceps bonum quod cepisti despicias amen ». Le titre, lui, est un peu original : « De bono modo uiuendi » ; je ne l’ai trouvé que dans un autre manuscrit : Nürnberg Germ. Nationalmuseum Hs. 27888 (2e quart XVe s., orig. : diocèse d’Eichstätt).

4. Monita

Ce centon des Synonyma est surtout caractérisé par son incipit : « Homo scito te ipsum, scito quid sis » (Syn. II, 2)[29].

(9) Gdańsk, Biblioteka Polskiej Akademii Nauk, Mar. Q 27, f. 218

Selon le catalogue[30], ce manuscrit date de la première moitié du XVe siècle ; il provient de l’église Sainte-Marie de Gdańsk. Le texte est acéphale : inc. « || esse circa alios, testimonio tuo nulli noceas… » (= Syn. II, 81). Le titre final indique qu’il s’agit des Monita : « Expliciunt monita beati Ysid<o>ri salubria ualde omnibus in memoria retinentibus ».

 

Pour conclure, j’ai bien conscience du caractère très limité de cet article, notamment parce que je n’ai pu voir personnellement qu’un seul manuscrit. Ce que j’espère avoir montré, néanmoins, c’est que la simple lecture des catalogues apporte déjà un grand nombre d’informations. Les manuscrits de Gdańsk témoignent du succès des Synonyma et de leurs centons dans l’Europe germanique et plus généralement l’Europe centrale à la fin du Moyen Âge[31]. Plusieurs variantes dans les titres et ou les explicits des textes peuvent trouver des parallèles dans d’autres manuscrits de la même époque et de la même aire géographique.



[1] O. Günther, Katalog der Handschriften der Danziger Stadtbibliothek, Gdańsk, t. 3, 1909, p. 84-86.

[2] Voir J. Elfassi, « Les deux recensions des Synonyma », dans L’édition critique des œuvres d’Isidore de Séville. Les recensions multiples. Actes du colloque organisé à la Casa de Velázquez et à l’Université Rey Juan Carlos de Madrid (14-15 janvier 2002), éd. Mª. A. Andrés Sanz, J. Elfassi et J. C. Martín, Paris, 2008 (Collection des Études Augustiniennes. Série Moyen Âge et Temps Modernes, 44), p. 153-184, spéc. p. 177-180. Les deux manuscrits Φ du VIIIe siècle qui ont le titre « Sinonima » sont Sankt Gallen SB 194 et Paris BNF lat. 14086.

[3] Quand un manuscrit des Synonyma comporte les deux prologues, le second est parfois oublié par le catalogueur, car celui-ci n’indique que l’incipit « In subsequenti… ». Voici quelques exemples : Clermont-Ferrand BM 246, Erfurt UB CA 4° 50, London BL Roy. 7 C. i, Rouen BM 522 et 523, Toulouse BM 178, ou encore Trier SB 682/244.

[4] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 3, 1909, p. 101-103. Voir aussi F. Römer, Die handschriftliche Überlieferung der Werke des heiligen Augustinus, Bd III Polen. Anhang: Die Skandinavischen Staaten: Dänemark. Finnland. Schweden, Wien, 1973 (Österreichische Akademie der Wissenschaften, Philosophisch-Historische Klasse, Sitzungsberichte, 289), p. 140.

[5] P. Sicard, Iter Victorinum. La tradition manuscrite des œuvres de Hugues et de Richard de Saint-Victor. Répertoire complémentaire et études, Turnhout, 2015 (Bibliotheca victorina, 24), p. 93. Ce léger changement de date est d’autant plus significatif que dans son édition du De arca Noe d’Hugues de Saint-Victor (CCCM 176, Turnhout, 2001, p. 53*), P. Sicard indique « début XVe s. » comme le catalogue d’O. Günther.

[6] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 3, 1909, p. 103.

[7] Il est assez commode de vérifier le texte en I, 78 car il est situé à la toute fin du livre I et donc généralement facile à repérer. Quant au passage « Disce quod nescis », situé en II, 67 dans Φ et en II, 73 dans Λ, c’est une variante importante, et quand l’extrait est copié à la fois en II, 67 et II, 73, on peut en déduire immédiatement que le manuscrit est contaminé.

[8] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 5, 1921, p. 130-135. Voir aussi F. Römer, Die handschriftliche Überlieferung… (op. cit.), p. 143.

[9] Éd. H. Chadwick, The sentences of Sextus. A contribution to the history of Early Christian ethics, Cambridge, 1959, p. 59.

[10] Voir J. Elfassi, « Los centones de los Synonyma de Isidoro de Sevilla », dans Actas do IV Congresso Internacional de Latim Medieval Hispânico (Lisboa, 12-15 de Outubro de 2005), éd. A. A. Nascimento et P. F. Alberto, Lisboa, 2006, p. 393-401.

[11] Voir plus de détails (notamment les éditions de référence) dans J. Elfassi, « Los centones… » (art. cit.), p. 395-397.

[12] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 3, 1909, p. 98-100.

[13] En voici la liste : Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1957 et Mar. F 278, Gniezno Bibl. Kat. 244, Olomouc SVK M II 136, Praha Arch. Prazského Hradu B LXXVIII (390) et N VI (1530), Praha Nár. Knih. X.A.5 (1808) et XIV.H.31 (2676), Salzburg Sankt Peter b VI 9, Trier Stadtbibl. 145/1194, Uppsala UB C 208, Wien ÖNB 3930 et Wien Schottenstift 182.

[14] D’après A. Patera et A. Podlaha, Soupis rukopisů knihovny metropolitní Kapituly Pražské, Praha, t. 1, 1910, p. 39-40, dans ce manuscrit de Prague le texte du Collectum a pour explicit « … lacrime penitentium apud Deum pro baptismo reputantur etc. » (nous reverrons cet explicit à propos du ms. Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1980, cité ci-dessous). En est-il de même pour le manuscrit Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1957 ? Le catalogue ne permet pas de le savoir.

[15] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 3, 1909, p. 128-130, indique seulement « XVe siècle », mais la date de copie (mentionnée au f. 54v) est signalée par F. Römer, Die handschriftliche Überlieferung… (op. cit.), p. 140.

[16] Voir f. 69: « Sconaugia domus est ordinis nostri Cistersien. » Sconaugia correspond à l’actuel Schönau.

[17] En voici la liste : Cambridge (MA) Houghton Libr. Lat 447, Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1980, Hannover Stadtbibl. Mag. 21, Lemgo Stadtarchiv Y 2-18, Wolfenbüttel HAB Helmst. 272 (305) et Helmst. 602 (650), et Würzburg UB M. ch. q. 157.

[18] Berlin SBPK Theol. lat. 2° 23, Cambridge Corpus Christi Coll. 524, Fribourg Cordeliers 60, Gdańsk Bibl. Ak. Nauk 1980, København KB Gl. Kgl. S. 3400 8°, Leipzig UB Theol. 344, München BSB Clm 15558 et Clm 23797, Olomouc SVK M II 108, Oxford Bodl. Libr. Canon. Pat. lat. 61, Praha Arch. Prazského Hradu A XLIII (68) et B LV (361), Wien ÖSB 4342 et Wolfenbüttel HAB Helmst. 602 (650). Cette liste est probablement incomplète : il y a beaucoup de manuscrits que je n’ai pas vus et qui sont mal décrits.

[19] Avec une exception cependant : le ms. Oxford Bodl. Libr. Canon. Pat. lat. 61 est originaire du nord de l’Italie.

[20] Je me fonde sur le ms. Oxford Bodl. Libr. Canon. Pat. lat. 61, qui est le seul que j’aie collationné en détail.

[21] Les abréviations désignent des œuvres d’Isidore (sauf Tob. = livre biblique de Tobias) : Sent. = Sententiae ; Syn. = Synonyma ; Etym. = Etymologiae ; De eccl. off. = De ecclesiasticis officiis.

[22] Cette sentence ne se trouve d’ailleurs pas dans le ms. Berlin SBPK Theol. lat. 2° 23 (V. Rose, Verzeichnis der lateinischen Handschriften der Königlichen Bibliothek zu Berlin, Berlin, t. II/1, 1903, p. 357, édite la fin du florilège).

[23] Voir R. G. Päsler, Verzeichnis der Handschriftenverluste der Biblioteka Gdańska Polskiej Akademii Nauk (olim Stadtbibliothek Danzig), en ligne (http://www.bbaw.de/forschung/dtm/HSA/Danzig_Verlustliste.pdf [consulté en janvier 2018]). Voir aussi F. Römer, Die handschriftliche Überlieferung… (op. cit.), p. 146.

[24] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 5, 1921, p. 359-362.

[25] Je n’ai pas vu le manuscrit de Trèves, que je cite d’après M. Keuffer, Beschreibendes Verzeichnis der Handschriften der Stadtbibliothek zu Trier, Trier, t. 2, 1891, p. 44-46.

[26] Voir plus de détails (notamment les éditions de référence) dans J. Elfassi, « Los centones… » (art. cit.), p. 397-398.

[27] Il y a un troisième explicit, mais je ne l’ai repéré que dans deux manuscrits : « tanto odio odies damna, quae diligebat mundus » (= Syn. II, 95), dans les mss. Graz UB 577 et Klagenfurt UB Pap.-Hs. 113.

[28] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 5, 1921, p. 150-152.

[29] Voir plus de détails (notamment les éditions de référence) dans J. Elfassi, « Los centones… » (art. cit.), p. 398-399.

[30] O. Günther, Katalog… (op. cit.), t. 5, 1921, p. 515-523.

[31] Voir J. Elfassi, « Los centones… » (art. cit.), p. 401, et surtout J. Elfassi, « La réception des Synonyma d’Isidore de Séville aux XIVe-XVIe siècles : les raisons d’un succès exceptionnel », Cahiers de Recherches Médiévales 16, 2008, p. 107-118, spéc. p. 109-111.

 

Treść ostatnio zmodyfikowana przez: Jacek Pokrzywnicki
Treść wprowadzona przez: Jacek Pokrzywnicki
Ostatnia modyfikacja: czw., 08.02.2018 r., 12:26
Data publikacji: czw., 08.02.2018 r., 12:26